Good Bye

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Good Bye

 

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(To : guillaume.pellerin@lesjardinsduciel.univers)

 

C'est au-delà du portail

Dès que fut monté au ciel l'aiguail

Au sein même des végétales murailles

Avec le firmament comme magistral vitrail

Qu'ont eu lieu les funérailles

De celui qui tint le gouvernail

Et mena combien de batailles ?

 

Dans un assemblage méditatif de mailles

Nombreuses sont les ouailles

Vêtues, certaines, de chandails

Qui tressaillent, vaille que vaille

Au seul bruissement des broussailles

Au seul frémissement des moindres détails

De ses longues années de travail

 

Des semailles aux tailles

Furent relatées ses jolies fiançailles

Ses fabuleuses trouvailles

Et ses nombreuses médailles

 

Car c'est dans une totale pénombre

A quelques miles seulement de Londres

Mais très loin du plus grand nombre

Qu'avec grand fracas, il s'effondre

Et l'on garde encore, de ce jour sombre

L'image de ces anges qui l'obombrent

 

Et, depuis le champ d'honneur

Aux subtiles odeurs

Aux volatiles senteurs

Retourné par maints chants venus du chœur

Coloré de mille compositions de fleurs

Et remué par d'innombrables hommages flatteurs

Le bêcheur, le baroudeur, le bâtisseur

Est parti brutalement dans l'ailleurs

Comme un voyageur, d'ailleurs

Ou un ambassadeur migrateur

Sans même recevoir, d'une langueur

Les derniers sacrements du confesseur

 

Désormais, il demeure

Dans un monde, non pas meilleur

Mais jamais où l'on ne meure

Et, nulle part, n'existe aucune laideur

Parfois songeur, dans une lueur

Il revit l'inoubliable bonheur

D'avoir été l'humble seigneur

D'un univers précurseur

Où chaque plante rejaillit de splendeur

Où chaque être vivant rebondit de valeur

D'avoir été l'incessant protecteur

D'une famille qui aujourd'hui le pleure

Et de ses vives pensées, quelquefois, l'effleure

 

A chaque battement de cils

Il voulut faire de Vauville

Et de toute la presqu'île

Comme un domicile, un asile

Faire en sorte que son courtil

Devienne, surtout en ces temps difficiles

Le profil paisible, le nombril docile

Mais aussi la terre promise, fertile et utile

De tout un monde extrêmement fragile

Et de tous ces peuples en exil

Ainsi soit-il !

 

 

 

Requiescat in pace                         © - Les Mémoires de la Patrie

Composition musicale : Giuseppe, Fortunino, Francesco, Verdi (1813-1901)

 

 

 

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